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 Immoralité

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Sukimaru
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MessageSujet: Re: Immoralité    Mer 2 Jan - 18:55

C'est plaisant à lire et l'idée d'un narrateur qui intervient parfois pour commenter son histoire est intéressante. Ton texte n'est pas totalement négatif et sombre, il y a une part de rêve et on attend de la voir se concrétiser dans la suite de l'histoire - si c'est effectivement le cas ! Smile

Petite remarque sur le style :
Citation :
C'est certainement cette même lucidité qui bouffera mon enfance, la
mastiquant à grand coups de dents et l'avalant sans une once de regrets.
Le mot "bouffera" casse assez abruptement le niveau de langue du petiot, cela fait assez bizarre... Enfin, ce n'est que mon ressenti.
Sinon, des fautes d'orthographe... Enfin, ça tu le sais tongue.

Bref, le récit commence bien je trouve, je veux la suite rabbit.

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« Les limites de mon langage signifient les limites de mon propre monde. » L. Wittgenstein




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Youna
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MessageSujet: Re: Immoralité    Mer 2 Jan - 19:22

Sukimaru a écrit:
C'est plaisant à lire et l'idée d'un narrateur qui intervient parfois pour commenter son histoire est intéressante. Ton texte n'est pas totalement négatif et sombre, il y a une part de rêve et on attend de la voir se concrétiser dans la suite de l'histoire - si c'est effectivement le cas ! Smile

Petite remarque sur le style :
Citation :
C'est certainement cette même lucidité qui bouffera mon enfance, la
mastiquant à grand coups de dents et l'avalant sans une once de regrets.
Le mot "bouffera" casse assez abruptement le niveau de langue du petiot, cela fait assez bizarre... Enfin, ce n'est que mon ressenti.
Sinon, des fautes d'orthographe... Enfin, ça tu le sais tongue.

Bref, le récit commence bien je trouve, je veux la suite rabbit.

Ha, dans ma tête je pensais pas au mot "bouffer" enfantin, mais plus à celui que peuvent utiliser les adultes d'une façon abrupte justement, et chargé de haine... A modifier effectivement.
En fait je repensais toute à l'heure à cette histoire, et je pense en faire un truc de Fantasy, ou merveilleux je sais pas comment on appelle ça. Avec des interventions d'êtres qui n'existent pas, ou des animaux qui parlent. Un truc un peu enfantin (ce qui collera avec ma façon d'écrire, très très brouillon).
Ha mes fautes d'ortho'... Je crois que pendant le mois de Juin, vue que je suis en stage, je vais prendre la peine d'ouvrir un Beschrelle.

Merci d'avoir commenté et lu ^^

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Sukimaru
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MessageSujet: Re: Immoralité    Mer 2 Jan - 19:47

Citation :
Ha, dans ma tête je pensais pas au mot "bouffer"
enfantin, mais plus à celui que peuvent utiliser les adultes d'une façon
abrupte justement, et chargé de haine... A modifier effectivement.
Oui je vois, "bouffer mon enfance" dans le style "gâcher ma vie", une expression assez mâture. Mais peut-être qu'elle l'est trop... En tout cas sa connotation familière est assez étrange. À toi de voir.

Citation :
En fait je repensais toute à l'heure à cette
histoire, et je pense en faire un truc de Fantasy, ou merveilleux je
sais pas comment on appelle ça. Avec des interventions d'êtres qui
n'existent pas, ou des animaux qui parlent. Un truc un peu enfantin (ce
qui collera avec ma façon d'écrire, très très brouillon).
D'accord, cela peut être pas mal en effet. Pourquoi pas un truc du style "Calvin et Hobbes" (sans doute ma BD préférée, manga omis =D), c'est-à-dire avec un personnage certes surréaliste mais qui serait en fait issu de l'imagination de l'enfant, donc non visible par les autres personnes, juste imaginaire (mais avec quand même un jeu d'assimilation de ce que fait la créature et la réalité, comme si ses actes étaient bien réels, enfin si tu connais C&H tu m'auras compris) ? Enfin, ce n'est qu'une proposition.

Citation :
Ha mes fautes d'ortho'... Je crois que pendant le
mois de Juin, vue que je suis en stage, je vais prendre la peine
d'ouvrir un Beschrelle.
Un "Bescherelle" tu voulais dire j'imagine ? tongue T'inquiète va !

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MessageSujet: Re: Immoralité    Jeu 3 Jan - 16:39

Fiou, voici la suite. Déjà 8 pages, en deux jours d'écritures...8 pages c'est ce que normalement j'écris en un an xD. Breef :











Citation :


1

Je ne sais pas par ou commencer mon récit. Puis-je seulement parler de récit ? Alexandre Pothey disait :" Tout récit comporte une moralité". En ce qui me concerne, c'est faux. Il n'y a pas plus immoral que moi, et vue qu'il s'agit de mon récit, il n'y a pas plus immoral que le récit que je vais vous conter.
Quoi qu'il en soit, l'histoire commence à minuit. Pas véritablement à minuit, sagissant-là d'un récit, je peut me permettre de modifier deux trois détails superflus. Mais vous conviendrez tout de même qu'une histoire qui commence à minuit est beaucoup plus prenante qu'une histoire qui commencer à quinze heure trois de l'après midi. A minuit donc, la cloche de l'Eglise à tinté douze fois, laissant flotter dans l'air cette insoutenable nostalgie d'époques lointaines. L'Eglise, avec une majuscule, se trouve dans un petit village, si petit qu'il ne figure sur aucune carte de France. Mais qu'importe, le village se nomme Valray en Soie.
Valray en Soie comporte peu de maisons, donc peu d'habitants, c'est ce que j'entendais par petit village. Aucune des maisons ne vaut vraiment le détours, car pour accepter de vivre dans un village qui ne figure sur aucune carte Française, il faut avoir une opinion défavorable du genre humain. En d'autre mots être sauvage.
Ceci dit, une des maisons mérite qu'on s'intéresse à elle. La maison en question n'est pas très luxueuse, on peut même la qualifier de banal avec cette façade en brique rouge. Seul les volets Bleu de Prusse apportent un peu d'originalité à cette bâtisse, et encore. Mais ce n'est pas tant la maison qui m'intéresse, c'est le petit garçon qui regarde les étoiles par sa fenêtre. Il doit avoir dix ans, peut-être onze, mais qu'importe son âge, cela ne changera pas les actes qu'il va effectuer.
Ce petit garçon, Mandy, lève avec ferveur ses yeux au ciel pour contempler des étoiles qui finiront par le lasser arrivé à l'âge adulte. Le regard voilé de mélancolie, il se dit :
- Comment sera ma vie ? J'ai assez de lucidité, malgré mon jeune âge, pour savoir que je ne serais ni astronaute ni acteur. Je n'ai pas la réussite social dans le sang. Je sais pourtant qu'il faut croire en ses rêves, et tout faire pour les réalisés, mais je crois qu'il s'agit là d'un leurre, pourquoi poursuivre quelque chose qu'on sait qu'on va assurément rater ? Bien sur, on me dit souvent que je ne suis pas devin, que je ne peut pas savoir ce que l'avenir me réserve. Oui, il est vrai que je ne suis pas devin, cependant j'en suis pas loin, je suis lucide. C'est certainement cette même lucidité qui bouffera mon enfance, la mastiquant à grand coups de dents et l'avalant sans une once de regrets. Enfin les regrets viennent avec le temps, la vraie question est " comment sera ma vie" ? Et je reste très indécis sur le sujet . Peut être que je quitterais Valray en Soie, peut-être pas. Si ! Bien sur que je quitterais ce petit village et son Eglise soporifique. C'est obligé, car j'ai beau ne pas avoir la réussite social dans le sang, j'espère malgré tout mener une vie heureuse, donc loin d'ici. Moi qui me croyais indécis, je n'en suis plus certains.

Mandy est un enfant avec une drôle d'histoire. Son père étant improductif dans les rapports féconds, noya le deuil de sa progéniture inexistante dans de l'alcool. C'était un homme charmant, alcoolique, mais charmant. La vie étant pleine de rebondissement, sa femme, Regina hurla à la vue du test de grossesse positif (qu'elle avait acheté lorsqu'elle remarqua l'absence de menstruations). Regina, plaça en cet enfant tous les espoirs pour sauver son couple et accessoirement, l'alcoolisme de son conjoint. La vie étant pleine de rebondissement comme je le disais, Regina ne vit jamais ce rêve aboutir, car son mari perdu peu à peu la raison et finit par s'éteindre.
Tous le village vit cet histoire d'une façon tragique, et beaucoup scandaient l'injustice de ce bas monde. Comme si Regina et son mari avaient été puni par la fatalité. Mais ce que les habitants de Valray en Soie ne savent pas, c'est que tout ne relève pas de la fatalité, et qu'il y a une infinité de regards à poser sur les choses. Pour moi par exemple, il s'agit d'un pacte passer entre le père de Mandy et l'alcool, comme si l'absinthe avait tenu a échanger la santé mentale du père contre une postérité assuré.
C'est peut-être pour ces raisons là que Mandy hésite à quitter Valray en Soie, il sait que sa vie n'est pas ici, mais partir veut dire laisser sa mère. L'acceptera-elle ? Oh que non ! Mandy n'est rien d'autre que le symptôme de sa génitrice, pire que cela Mandy est la névrose de sa mère. Elle a besoin de lui, c'est vital, il lui rappelle son défunt mari. Si son enfant quitte le village, elle vivra pour la seconde fois le décès de son époux. Mais pour l'instant, il est encore trop tôt pour que Mandy parte, il est âgé d'une dizaine d'années et il regarde les étoiles en ce questionnant :
- Qu'est-ce que je cherche ?

Il n'avait pas encore la réponse. Mais moi, je vais vous la dire, toute sa vie Mandy cherchera un état hors de l'esprit, de la conscience, de l'être, un état ou il n'y a ni paroles ni lettres. Cela ne le prédestine pas à user des qualités de la drogue, non! Cela le prédestine au voyage, à de longs, beaux et éprouvants voyages.

2

Quand Mandy eut vingt an, ou vingt et un an, il se décida à quitter Valray en Soie, sa maison au volets bleu de Prusse, et sa mère. Cette dernière haïssait son fils depuis quelques années déjà, mais jamais elle ne lui intima la raison de ses nombreuses colère à son égard. Car haïr son propre fils n'entrez pas dans le politiquement correct qu'elle chérissait tant. Regina en voulait à Mandy de ne pas ressemblait à son père, de ne pas lui rendre honneur, lui qui était tout de même mort pour qu'il puisse voir le jour, lui qui avait scellé un pacte tragique avec l'alcool pour avoir une descendance. L'ingratitude incarné son fils. Mais pire que cela, Mandy était l'exact opposé de son défunt géniteur, rêveur, mélancolique, silencieux et sobre. En fait, Mandy n'avait rien en commun avec son père, pas même le nez, ni même une ride. A vrai dire il ne ressemblait pas non plus à sa mère, les quelques étranger qui mettaient les pieds à Valray en Soie, demandaient parfois, par curiosité, si Mandy avait été adopté. Ce qui mettait sa mère hors d'elle. C'est d'ailleurs peut-être de là que lui vient son aversion pour les étranger, qui sait.
L'annonce du départ de Mandy s'est à peut près déroulé de la façon suivante :

- Maman, je pars demain matin.
- Ou donc ?
- Loin d'ici, loin de Valray en Soie.
- Tu ne peux pas partir Mandy. Lui assura sa mère.
- Si je peux, toute mon enfance j'ai pensé qu'à ça, mettre les voiles et découvrir le monde.
- Crois moi, tu te rendras vite compte que le monde est une abomination, tu crois vouloir partir, mais en réalité tu ne le veux pas.
- Si maman, je le veux, tu ne peux m'en empêcher, et demain à six heure, je ne serais plus là.
- Tu reviendras plus vite que tu ne le crois Mandy, tu reviendras me voir quand tu réalisera que cette envie d'aventure, n'est rien d'autre qu'un besoin névrotique et irrationnelle de te prouvais je ne sais quoi.

Le lendemain, à six heures, Mandy s'arma de son sac à dos, mis de bonne chaussures et s'en alla. Il ne se retourna pas même une fois. Je sais que ma phrase peu faire cliché, peu donner au protagoniste ce côté "sur de lui", mais Mandy, vivant dans l'instant présent ne pensa pas un seul instant à ce retourner.
Il marchait d'un pas lent, rêveur. Il regarda le paysage de campagne qui défilait avec flegme, et il pensa que malgré tout il avait été heureux, à Valray en Soie.
Mais voilà, cette histoire d'amour qui le lié avec ce petit village, prenait fin en ce jour. Cela le rendait également heureux. Quand il arriva à la limite de la ville, il se rendit compte, que jamais, du haut de ces vingt ou vingt et un an, il n'avait quitté Valray en Soie.
- Ça y est, j'y suis. Lança a t-il dans l'atmosphère
Et oui, il y était, son envie d'aventure aller prendre forme, elle commencerait dès qu'il aurait fait un pas, dès qu'il aurait franchi cette ligne. Un bref instant, il se demanda si partir voulait dire renoncer à son ancienne vie. Mais il ne répondit pas à sa question, il leva son pied et franchi cette ligne blanche qui voulait dire :" Étranger, vous rentrez à Valray- en- Soie, sortez-en vite, Valrayien, vous sortez de Valrey-en-Soie, revenez immédiatement !".
Soudain, il y eu comme un grondement qui raisonna dans le ciel et à l'intérieur de Mandy. En fait, je ne saurais dire si c'est un grondement, peut-être est-ce un cri ? Oui, c'est ça, ce fracas qui trembla à l'intérieur de Mandy était un cri. Un cri jeté dans l'air du temps. Et c'est de ce cri, qu'apparu le compagnon de route de Mandy.
Il apparu d'un coup, d'un seul, moi même j'ignore d'ou il peut venir. A quel contrée lointaine appartient-il ? Quoi qu'il en soit, le compagnon de route de notre protagoniste, possédait une apparence hors du commun, on aurait dit un très grand chat capable de marcher sur ses pattes arrières, ou bien peut-être était-ce un ours. Ou le croisement entre un chat et un ours ? Il ne ressemble à aucune chose qui puisse exister en ce bas monde. Mais rappelons le, Mandy, n'ayant aucune expérience du monde extérieur, n'apportera aucun jugement sur son compagnon de route, il sera même content d'avoir quelqu'un à ses côtés, étant un enfant de la solitude, la chaleur lui fera du bien.
- Belle journée n'est-ce pas? Dit le croisement entre le chat et l'ours.
- Effectivement, le ciel est-il toujours si bleu de l'autre côté de la ligne ?
- Oh, je dirais que tout est toujours plus beau de l'autre côté de la ligne.
- Comment expliquez vous cela ? Demanda Mandy très curieux.
- Parce-que tout est toujours plus beau ailleurs que chez soi. Lui assura l'enfantement d'un ours et d'un chat.
- Est-ce que vous aussi vous venez de Valray en Soie ? Je ne vous y ait jamais vu.
- J'y ait séjourné il y a une dizaine ou onzaine d'années, mais je ne viens pas d'ici.
- Et d'ou venez vous ?Interrogea le protagoniste
- D'un pays lointain et peu connu. Répondu sympathiquement l'hybride.
- Et que faites vous par ici ?
- Figurez vous que je voyage.
- Comme c'est amusant, moi même je me lance dans un grand et certainement passionnant voyage, accepteriez vous qu'on fasse un bout de chemin ensemble ?
- Avec plaisir.

La candeur de Mandy m'impressionnera toujours, proposer à un parfait inconnu, aux aspects de monstre, de faire "un bout de chemin ensemble", sans même lui demander son prénom est vraiment signe de naïveté. Peut-être ne l'ai-je pas mentionné, mais Mandy, arrivé à un moment de sa vie, à arrêté de croire ce qu'on lui raconté, si bien que cette petite part d'imaginaire qui se brise arriver à l'adolescence, existe toujours chez lui. Quand certaine personne ne croit que ce qu'elles voient, Mandy lui, agit totalement à l'opposé de cette mentalité. Cela va même plus loin que cela, pour lui la terre n'est pas ronde, ni plate, ni carré, elle est la terre et puis c'est déjà pas mal.
Les deux voyageurs se sont remis en route, ils marchent silencieusement, appréciant se mutisme de complicité. Il faut dire qu'ils profitent des dernier instants de silence que peut leurs offrir la campagne, ils regardent peut-être même pour la dernière fois cette étendue de verdure qui semble ne jamais vouloir finir.
- Dites moi, cela fait longtemps que vous voyagez ? Demanda Mandy
- Oh, un certain temps déjà. Lui répondit l'hybride
- Comment est le monde ?
- Je ne peut pas vous donner mon avis, sinon cela influencera le votre, et il n'y a pas plus triste qu'un avis influencé par l'avis d'un autre. Cependant je peu vous parler de vos semblables les humains. Ils sont passionnant mais aussi navrant. Beaucoup passent leurs temps à parler de leurs droits "c'est mon droit de…", c'est le mot qu'ils ont le plus à la bouche avec argent. Je trouve ça amusant, aucun d'eux ne parlent de devoirs, c'est aussi important les devoirs, mais non, vos semblables ne raisonnent que par droit.
- Qu'est-ce que le droit ? Questionna Mandy
- Je ne saurais vous répondre sans vous influencer, mais si ça peut vous aider, une fois j'ai demandé à l'un d'eux :" mais selon vous, qu'est-ce qui vous reviens de droit ?" Et il m'a répondu avec cette insolence qui caractérise bien votre race : "le monde et ce qu'il y a dedans très cher".
Mandy regarda longuement l'hybride, avec intensité, il éprouva une réelle sympathie à l'égard du monstre, il lui dit :
- Je m'appelle Mandy.
En se présentant, il mettait un nom à son visage, il n'était plus un alliage de traits et d'expression, il était Mandy, fils d'un alcoolique et d'une femme socialement inadapté.
- Et moi Junai. Lui répondit l'hybride, qui soudainement n'était plus le résultat d'un rapport interracial entre un chat et un ours.

Ils marchèrent, beaucoup, aucun d'eux n'eut l'idée de faire appel à un taxi pour la simple et bonne raison qu'aucun d'eux ne possédaient un portable. Quand la nuit tomba, ils eurent la chance de tomber sur une auberge intitulé :" Hécube". Ils poussèrent la porte.
- Bienvenue à vous voyageurs. Les salua la gérante de l'auberge.
- Comment savez-vous que nous sommes des voyageurs ? Demanda Mandy
- Vous venez forcément de Valray en Soie. Et tout ceux qui quittent cet endroit, sot des voyageurs.
- Nous pourrions venir d'une ville encore plus lointaine.
La gérante éclata d'un rire pétillant :
- Rien n'existe après Valray en Soie, il s'agit du petit village le plus lointain au monde.
- Vous voulez dire qu'après Valray en Soie il y a le vide ? Demanda Junai
- Non, vous vous doutez bien que c'est impossible.
- Et bien, il y a forcément quelque chose, le mot rien n'a aucun sens, il y a toujours quelque chose, ne serait-ce qu'une forêt, un cailloux. Rétorqua Junai.
La gérante, répondant au nom de Cassandra, fit une moue qui amusa beaucoup Mandy, elle leurs demanda :
- Vous venez pour manger et dormir ?
- Oui. Répondirent les deux compères.

Cassandra fit une petite courbette à l'égard de ses deux hôtes, leurs dit que le repas sera servi vers vingt. Puis elle s'en alla demander à son mari, Ajax, de préparer les chambres. Cassandra était d'une rare beauté, semblable à une Venus, ses yeux bruns étaient si doux que pendant un instant ils charmèrent Mandy. D'ailleurs, je me rends compte que je n'ai fait aucune description de ce dernier. Mais peut-il seulement être décrit ? Mandy transcende l'humanité. Je pourrai vous parler pendant des heures de cette personne, et non personnage, il possède un regard hors du commun, un regard au delà des réalités humaines, d'un vert qui pétille et qui s'assombrit lors de ses rares colères. Mandy est sans doute la plus bel personne au monde, mais étant le narrateur, et aimant raconter des histoires, je manque peut-être de recul. Mais après tout la beauté, en plus d'être une notion subjective est une notion personnel. Pour moi, Mandy est la plus belle personne qui puisse exister. Un mélange du David de Michel Ange et de Jupiter et Thétis de Ingres. Mais ce n'est pas tout. Mandy n'est pas qu'un mélange de personnages antique, il n'est pas qu'une beauté lisse et froide. Non ! Je ne perdrai pas de temps à raconter cette histoire si mon protagoniste était sans saveurs. Le visage de Mandy possède le tourment du Cri de Munch, même quand il se tait il semble crier son mal être, un mal être infini qui peut vous menez à l'écœurement. Sa mère qui le haïssait doucement, reconnaissait qu'il était le parfait égal des sept merveilles du monde, et son jugement n'était en rien altéré par le fait qu'elle l'ait mit au monde. Et en plus d'être un jeune homme magnifique, il possède cet ultime pouvoir d'aimer les gens pour ce qu'ils sont. Pas pour tous les masques qu'ils peuvent avoir, ou toutes les comédies qu'ils sont capable de mettre en scène, non, ils les aiment pour se qu'ils sont, avec leurs défauts, avec leurs qualités, mais surtout pour leurs défauts. Il possède également cette mélancolie des temps moderne qu'il tente certainement de guérir par le biais du voyage.
Vous l'aurez compris, cette description de Mandy est la mienne, à vous de vous faire la votre, si vous n'avez pas confiance en l'objectivité de mon jugement, retenez tout de même ses yeux verts. Ses grands yeux qui transcendent l'humanité.
Les deux compères attendaient dans le hall de l'auberge quand Ajax, le conjoint de Cassandra les invita à monter leurs bagages dans leurs chambres respectives. Ils montèrent un grand escalier en colimaçon, qui craqua sous le poids de Junai.
- Je vous laisse vous installer, on vous revoie tout à l'heure pour le diner.
Et puis il redescendit. Les chambres séparés des deux camarades étaient identiques, les fenêtres étaient orientés au sud, la literie était en rouge et les deux chambres étaient d'un camaïeu orangé qui donné une atmosphère paisible.
Mandy se laissa tomber sur son lit, un sourire émerveillé traversa son visage :
- Je suis fatigué. Déclara-il
- Dors si tu veux, je te réveillerai pour le repas.
Mandy ne se fit pas prier, il ferma les yeux et tomba dans un sommeil profond, agréable.
Il fit un rêve. Il rêva de Valray en Soie, de sa mère plus précisément. Elle déambulait dans le petit village en racontant à qui voulait l'entendre, que son fils avait été enlevé par le monde moderne, par la décadence. Et les villageois l'écoutaient, peiné par la douleur de Régina. Elle scanda qu'elle lui avait tout donné, même l'envie de la quitter :
- Comment peut-on être si ingrat ? Rageait-elle
C'est peut-être un des inconvénients de vivre hors du monde moderne, dans la décadence au moins, on apprends que nos enfants sont toujours ingrats.
- Il reviendra Régina, lui assura un villageois.
- Bien sur qu'il reviendra, je l'attends avec impatience le retour du fils prodigue, et ce jour là, je lui claquerais la porte au nez, il me suppliera de le reprendre. Il me suppliera comme je l'ai supplié, il pleura comme j'ai pleuré. Il ressentira mon actuel douleur et il s'en voudra pour la fin des temps. Peut-être que dans sa douleur d'être rejeté par sa mère et de dormir dans la rue, il repensera à son défunt père, son géniteur qui lui permet de courir l'aventure dans ce monde semé d'embûches et de problèmes. Il va connaitre l'adversité, l'argent, les femmes, la haine. Il rentrera brisé portant ses propres morceaux rompus par le poids de la douleur d'avoir quitté Valray en Soie. Pourtant, tous le monde sait que ce petit village possède cette paix et ce bonheur que l'humanité recherche en vain. Je vous prends tous à témoin, quand Mandy reviendra, il ne pourra pas revenir chez moi : Quand on quitte le jardin d'Eden on ne peut pas y réentrer.
Cette dernière remarque amusa les villageois qui écoutaient avec compréhension les propos de Regina. Car quasiment tous ont connu cette situation désagréable ou leurs enfants décident de partir à l'aventure. Mais tous les parents pardonnent à leurs progénitures, utilisant des termes comme "erreur de jeunesse" pour justifier leurs actes auprès des autres citoyens Valrayien.
Mandy fût réveillé par la patte de Junai qui le poussé avec une extrême délicatesse.
- C'est l'heure de manger. Déclara l'hybride.
Le protagoniste s'étira longuement, et puis l'odeur du gratin dauphinois qui planait dans l'auberge lui fit gargouiller le ventre. Il rougit légèrement, et il s'empressa de descendre pour manger. La table était déjà toute préparé, il restait plus qu'aux deux compagnons de s'asseoir, ce qu'ils firent sans attendre.
- Vous mangez avec nous ? Demanda Junai
- Oh on ne voudrait pas vous déranger. Rétorqua Cassandra
- Ça ne nous dérange pas, les voyages sont fait pour échanger avec des inconnus. Dit Mandy
- Vous avez entièrement raison. répondit Ajax en ajoutant deux couverts sur la table.
Pendant quelques instants, ils dégustèrent en silence leurs repas, et Mandy soudainement envahie de curiosité, demanda :
- Alors, pour qu'elle raison tenez vous une auberge ?
- Il faut bien vivre de quelque chose. Répondit Ajax.
- Comment cela ? On ne peut pas vivre sans tenir une auberge ? Demanda Junai un peu moqueur
- Si, bien sur qu'on peut. Mais vous ne posez pas la bonne question, la vraie question est :" pourquoi tenez vous cette auberge".
- Et bien, pourquoi tenez vous cette auberge ? Demanda Mandy
- Car elle est situé à frontière de Valray en Soie, petit village lointain, et le monde moderne. Quand vous sortirez de l'auberge, vous ferez cent ou cent un pas, et vous sentirez l'atmosphère changer. Vous entrerez dans un monde qui vous est inconnue, la modernité. Donc c'est pour cela que nous tenons cette auberge, quand la modernité nous agace, nous pouvons aller dans les campagnes de Valray en Soie. S'exclama Ajax.
- Oui mais nous sommes pas que là pour ça chéri… Dit timidement Cassandra.
- Tu veux leurs dire ? Demanda son conjoint.
- Pourquoi pas ? Nous ne les reverrons sans doute plus jamais.
- Nous dire quoi ? Demanda Mandy.
Le couple se regarda un bref instant, ils semblaient sceptique, mais Ajax se décida tout de même :
- Ma femme peut voir l'avenir.
Et alors que n'importe qui aurait rit aux éclats, certifiant que personne ne peut lire l'avenir car ça n'existe pas. Et que reconnaitre que quelqu'un puisse lire l'avenir certifié surtout le fait que la fatalité existe et que le libre arbitre n'était finalement qu'une notion utopique semblable à un sucre dans un verre d'eau, Junai dit :
- Et ?
- Elle peut voir l'avenir mais personne ne croit un traitre mot de ce qu'elle pourra dire. En nous installant à la limite de la modernité et de Valray en Soie, nous pouvons tester laquelle de ces deux régions antagonistes à le plus d'appréhension .
- Et alors, qui du monde moderne et de Valray en Soie à le plus d'appréhension ? Demanda Mandy
- Oh vous savez, les deux sont pareils. A Valray en Soie, les gens vivent tellement dans cette peur de "l'ailleurs" que tout en dehors de leurs village est forcément néfaste ou impossible. Et les gens du monde moderne considère que voir l'avenir appartient au monde préhistorique, au monde des ignorants, qu'ils n'y croit pas eux non plus. Expliqua Ajax.
- Pouvez vous lire notre avenir ? Demanda Mandy les yeux pétillants de joie.
- Oui je le peut répondit Cassandra.
Elle regarda ses deux hôtes un bref instant, chacun d'eux semblaient être suspendues à ses lèvres, elle dit : " Mandy, tu rencontreras cette femme brune, au visage mystérieux, ce sera une femme ultrasensible sur laquelle la lumière crue de la vie a laissé des traces obscures, profondes. Elle t'apportera aussi bien des questions que des réponses, elle sera la cause de ton changement, quand tu l'as rencontreras, tu ne seras plus jamais le même. Quant'à toi Junai, lire ton avenir s'avère un peu plus compliqué car ta contrée semble lointaine et inconnue de tous, peut-être même qu'elle est imaginaire ? Cependant, je vois un homme retiré sur un terrain pauvre, il n'est ni hérétique, ni musulman, ni boudhiste. Il possède rien. Ni même une richesse, pas même Dieu ou une certitude. Il n'a ni lois ni principes. Si tu trouve cet homme il t'apportera ce que tu recherche depuis des siècles. Oui, il t'apportera cette chose qui rend ton regard si obscur.
Cassandra ce tus. Ajax baissa les yeux un bref instant, et la pièce connu un grand courant d'air qui laissa un grand froid, aussi bien dans les coeurs que dans la salle. Cassandra n'aimait pas passer pour une menteuse, cela l'a rendait toujours triste. Ajax lui, n'aimait pas voir sa femme triste, car cela avait le mérite de l'atteindre également. Mandy planta ses yeux verts dans ceux de Junai qui semblait perdu.
- Vous ne me croyez pas. Affirma Cassandra dans un affreux soupir de mollesse.
- Oh vous savez, moi je crois en tout. Déclara Mandy en souriant. Je crois que tout peut arriver dans ce monde, tout est possible jusqu'à preuve du contraire. Alors lire l'avenir n'a vraiment rien d'étonnant, c'est juste magique, et j'espère que je rencontrerais bientôt cette fille, et ce peut importe le changement qu'elle effectuera en moi.
L'hybride fût soudainement pris d'une violente quinte de toux, ces oreilles s'agitèrent dans tous les sens, et sa patte immense saisit son verre pour se calmer. Il dit :
- J'espère que vous dites vrai à mon sujet.
Cassandra et Ajax sourirent. La femme était tellement heureuse que les larmes lui perlèrent sur les joues. Soudain, tout s'effacer, la table, le couple, et même les murs devenaient de plus en plus pâle.
- Merci souffla Cassandra alors qu'elle devenait quasiment transparente.
- Mais de quoi ? Demanda Mandy.
- D'avoir levé la malédiction. La table avait disparus, ainsi que le gratin dauphinois que le protagoniste s'était empressé d'avaler. Bientôt il ne resta plus rien de l'auberge Hécube et de leurs aubergistes, Mandy s'empressa de répondre :
- Y'a pas de quoi.
Et puis il n'y eut plus rien. Junai et Mandy étaient assis par terre dans la forêt avec leurs sacs à leurs pieds.
- Que s'est-il passé ? Demanda Mandy
- J'en ai pas la moindre idée. Ou allons nous dormir? S'inquiéta Junai.
- Je n'en ai pas la moindre idée, pense-tu que le monde moderne possède également des auberges ?
- Oui, il en possède, des vrais, qui ne disparaissent pas subitement après vous avoir lu l'avenir. Grommela Junai.
- Et bien dans ce cas il y a des auberges pas loin. Ajax nous a dit que le monde moderne était à cent ou cent un pas d'ici.
- Tu veux traverser le monde moderne en pleine nuit ? Demanda l'hybride
- Pourquoi pas ? Mais si tu préfère, j'ai un sac de couchage et nous pouvons dormir à la belle étoile.
- Oui, je préfère, nous feront notre centaine de pas demain matin. Mais garde ton sac de couchage pour toi, ma fourrure me préserve des plus grands froids.
Mandy s'installa confortablement dans son sac de couchage, il mis sa tête sur le ventre de Junai et lui souhaita une bonne nuit. Junai mis quelques minutes avant de lui répondre, et il lui ajouta :
- Demain tu découvrira le monde que tu recherchais tant, j'espère que tu ne seras pas déçus. Dors bien mon ami.
Et les deux compagnons tombèrent dans les bras de Morphée.

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